L'ordinateur dans l'entreprise reste un outil de luxe
Open Access
- 1 January 1989
- journal article
- Published by PERSEE Program in Economie et Statistique
- Vol. 224 (1) , 17-25
- https://doi.org/10.3406/estat.1989.5352
Abstract
[fre] En 1 987, un salarié sur quatre se servait d'un ordinateur dans son travail, au moins de temps en temps. Mais l'usage professionnel de l'ordinateur est plus fréquent en haut de la hiérarchie, puisque un cadre sur deux s'en sert, contre 7 % des ouvriers qualifiés. . L'ordinateur matérialise la division verticale du travail : son utilisation est d'autant plus répandue que l'initiative et les responsabilités sont plus grandes, ou que le "capital culturel" est élevé : 47 % des bacheliers contre 8 % de ceux qui n'ont aucun diplôme se servent d'un ordinateur. Ce sont les salariés les plus anciens dans leur entreprise qui ont le plus accès à cet outil de travail. La capacité économique et culturelle de l'entreprise à intégrer l'informatique joue aussi un rôle considérable. . L'ordinateur matérialise aussi la division horizontale du travail. Certaines filières professionnelles sont suréquipées (banques, assurances), alors que d'autres n'y ont pratiquement pas recours (le commerce ou les professions ouvrières artisanales). Assez courant chez les ouvriers et les techniciens de l'entretien, de l'électricité ou de la mécanique, l'usage de l'informatique est beaucoup plus limité dans le bâtiment ou les industries légères. [eng] Computers in companies: still luxury items In 1987, one salaried worker out of four used a computer at his job, at a minimum from time to time. However, the professional use of computers was more common at the top of the hierarchy, since one executive in two used one, against 7% of the skilled workers. The use of computers followed the vertical division of labour: their use was more common among those workers who took greater initiative and responsability, or for those with higher educational backgrounds. 47% of bacheliers (those who have completed a secondary education) used computers, versus 8% of those who had not received any diplomas. The salaried workers who had been the longest in the firm were the ones most likely to have access to computers. The economic and cultural capacity of firms to adapt to computers also played a considerable part. . Computers also followed the horizontal division of labour. Certain professional sectors were overequipped (banks, insurance companies), whereas others made practically no use of them (commerce, or self-employed manual workers). [spa] La computadora en la empresa sigue siendo un instrumente) de lujo - En 1987, uno de cada cuatro asalariados utilizaba una computadora en su trabajo, por lo menos de vez en cuando. Pero el uso prof esional de la computadora es más frecuente en la cúspide de la jerarquía ya que uno de cada dos ejecutivos la utiliza contra un 7% de obreros calificados. . La computadora materializa la division vertical del trabajo: su utilización es tanto más extendida cuando la iniciativa y las responsabilidades son mayores o cuando el "capital cultural" es elevado: un 47% de bachilleres contra un 8% de los que no cuentan con ningún diploma utiliza un ordenador. Son los asalariados mâs angiguos en la empresa quienes tienen mayor acceso a este instrumento de trabajo. La capacidad económica y cultural de la empresa ara integrar la informática representa también un papel considerable. . La computadora materializa, por otra parte, la division horizontal del trabajo. Algunas ramas profesionales están sobre equipadas (bancos, companías de seguros) mientras que otras no recurren prácticamente casi nunca a esta herramienta de trabajo (comercio o profesiones obreras artesanales).Keywords
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