Abstract
Le 13 novembre 2005, Blaise Compaoré remportait sa troisième élection présidentielle consécutive, avec plus de 80 % des suffrages. Ce plébiscite est pourtant paradoxal, compte tenu de la forte mobilisation contre le régime de la fin des années 1990 et du mécontentement persistant de la population. Il s’explique par la puissance de la machine clientéliste du parti au pouvoir, la popularité reconquise par le président à l’occasion de la crise ivoirienne et la faiblesse entretenue de l’opposition. Mais la faiblesse de la participation témoigne de la désaffection de l’électorat au moins autant que de son incompétence politique.

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