Abstract
Bien peu de recherches ont été faites sur la compétition électorate canadienne afin d'en mesurer le niveau, les conséquences et les relations avec d'autres variables. Aux Etats-Unis, malgré l'intérêt récent pour ce genre d'études, il apparaît à l'analyse critique que ces écrits sont empreints de sérieuses faiblesses méthodologiques et n'ont pu accoucher de découvertes concluantes. Dans ces circonstances, l'auteur avoue ne pas vouloir apporter plus qu'une ébauche de réponse à la question générate qu'il se pose sur la compétition électorale au Canada. En résumé, il a trouvé qu'au Canada (a) la lutte électorale est très compétitive par rapport aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne eu égard au moindre nombre de sièges qui sont « de facto » réservés à un parti donné; (b) que le degré de compétition n'est pas affecté par le facteur régional; (c) que le degré de compétition semble s'être stabilisé depuis cinquante ans; (d) et qu'il n'y a pas de relations entre l'urbanisation et la compétition électorate. L'auteur a de plus tenté d'évaluer l'impact de la compétition électorale, telle qu'indiquée par la distribution spatiale des sièges réservés (safe) et des sièges non réservés (marginal), sur les programmes des partis et sur leur stratégie électorale. Des interviews recueillis auprès d'une centaine de politiciens fédéraux tendent à démontrer que cet impact est minime. En conclusion, il est suggéré que la compétition électorale est peut-être trop grande au Canada puisqu'elle a un effet négatif sur les travaux du Parlement dont les effectifs n'ont guère le temps de se familiariser avec ses rouages. L'auteur met en doute l'idée qu'une diminution du degrée de compétition électorate pourrait s'accompagner d'une diminution de la sensibilité politique (responsiveness) des élus.

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